<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?>
<!DOCTYPE article PUBLIC "-//OASIS//DTD DocBook XML V4.2//EN" "http://openweb.eu.org/dtd/docbkx42/docbookx.dtd">
<article lang="fr" role="article" id="standards_pour_entreprise">
  <articleinfo>
    <title>Les standards Web pour l'entreprise</title>
    <pubdate>2003-11-06</pubdate>
    <date>2003-11-06</date>
    <author>
      <firstname>François</firstname>
      <surname>Nonnenmacher</surname>
    </author>
    <abstract>
      <para>Les standards du Web apportent aussi leur lot d'avantages aux sites
      d'entreprise, Internet, intranet et extranet. Voyons comment les décideurs
      marketing, communication et informatique pourront tirer parti de l'utilisation
      des standards au sein de leur entreprise.</para>
    </abstract>
    <subjectset>
      <subject role="profil">
        <subjectterm>decideur</subjectterm>
      </subject>
      <subject role="theme">
        <subjectterm>structure</subjectterm>
      </subject>
    </subjectset>
  </articleinfo>
  <section>
    <title>Avantages des standards Web</title>
    <para>Les avantages des standards Web ont fait l'objet de nombreuses publications
   par ailleurs, notamment sur OpenWeb qui les présentent selon différents
   profils (voir en particulier&#160;:
   <ulink url="http://openweb.eu.org/articles/pourquoi_standards/">Pourquoi les standards Web</ulink>
   ainsi que cette FAQ du <ulink url="http://www.webstandards.org/learn/faq/faq_fr.html">Web Standards Project</ulink>).
   Voici un résumé, non exhaustif, de ceux qui nous intéressent plus particulièrement
   dans le cadre de cet article&#160;:</para>
    <itemizedlist>
      <listitem>
        <para>la séparation entre le contenu et la présentation</para>
      </listitem>
      <listitem>
        <para>l'agnosticité vis-à-vis des navigateurs</para>
      </listitem>
      <listitem>
        <para>la qualité et la simplicité du code</para>
      </listitem>
      <listitem>
        <para>la pérennité</para>
      </listitem>
    </itemizedlist>
  </section>
  <section>
    <title>Avantages des standards Web pour une entreprise</title>
    <para>Une entreprise doit gérer plusieurs types de sites Web, presque toujours un
   site externe (Internet), un ou plusieurs sites internes (intranet) et
   parfois des sites inter-entreprises (extranet). Sur chacun de ces
   espaces, les sites peuvent être, selon leur fonction, de natures très
   différentes. Il est courant, par exemple, de rencontrer des sites de
   communication institutionnelle, de marketing, de support, des portails,
   des bases de connaissance, des forums, des applications, etc. Dans les
   grands groupes internationaux, on peut dénombrer des centaines, voire
   des milliers de sites, souvent gérés par des équipes différentes. Les
   problématiques essentielles que ces équipes abordent sont&#160;:</para>
    <itemizedlist>
      <listitem>
        <para>le respect de la charte graphique&#160;: cohérence de l'image et gestion des marques</para>
      </listitem>
      <listitem>
        <para>la gestion de contenu&#160;: création et dissémination</para>
      </listitem>
      <listitem>
        <para>le design et le développement&#160;: méthodes et outils, travail en équipe, agences</para>
      </listitem>
      <listitem>
        <para>l'informatique&#160;: support, technologies, infrastructure</para>
      </listitem>
    </itemizedlist>
    <para>Chaque
   entreprise étant différente dans son organisation &#8212; par exemple la
   fonction de webmestre peut être attachée à la direction de la
   communication dans une entreprise ou à la direction informatique dans
   une autre &#8212; nous nous attacherons à illustrer les avantages des standards Web
   de préférence par rapport à ces problématiques plutôt que par rapport à
   telle ou telle fonction.</para>
    <section>
      <title>Charte graphique&#160;: cohérence de l'image et gestion des marques</title>
      <para>Toute entreprise soucieuse de la cohérence de son image dispose d'une charte
   graphique qui gouverne l'expression de cette image dans tous les media
   qu'elle utilise pour communiquer, aussi bien à l'extérieur qu'à
   l'intérieur de l'entreprise. Les sites Web doivent faire partie
   intégrante de cette charte. Les deux difficultés majeures d'une charte
   graphique Web sont&#160;: son application à l'ensemble des sites de
   l'entreprise (cohérence dans l'espace) et son maintien dans la durée
   (cohérence dans le temps).</para>
      <para>Dans le cas où l'entreprise a pris
   la décision d'adopter un design qui n'est pas basé sur les standards
   Web, elle peut choisir de se contenter de fournir des règles purement
   graphiques (typographie, mise en page) ou bien fournir des gabarits
   HTML pour chaque type de page. Ne fournir que des règles typographiques
   et de mise en page est le meilleur moyen d'obtenir une pléthore de
   sites différents avec chacun ses propres particularités. Fournir des
   gabarits a l'avantage de réduire les erreurs d'appréciations mais
   impose souvent à l'entreprise de standardiser l'éditeur HTML qui a
   servi à créer ces gabarits. Si une équipe au sein de l'entreprise
   n'utilise pas le même outil, des problèmes peuvent apparaître si cet
   outil ne reconnaît pas le code du gabarit. On peut être tenté d'aller
   très loin dans ce qu'imposent les gabarits pour diminuer les erreurs
   d'interprétation, mais les gabarits mélangeant contenant et contenu, il
   devient vite difficile voire impossible pour les designers de la charte
   d'en produire pour tous les cas de figure, et difficile de les
   maintenir dans le temps. Sans un interventionnisme fort du propriétaire
   de la charte et la bonne volonté des propriétaires des sites, on
   atteint très vite les limites du système.</para>
      <para>Les standards Web permettent de faciliter grandement le travail en matière
   de charte graphique. Au premier abord, ils peuvent sembler demander plus
   d'efforts en amont lors de la création de la charte, mais nous verrons
   que cela diminue la charge de travail en aval et les erreurs d'interprétation.</para>
      <para>La charte graphique basée sur les standards va demander une réflexion à deux
	niveaux&#160;: la sémantique et la présentation.</para>
      <itemizedlist>
        <listitem>
          <para>Sémantique
        &#160;: quels contenus sont gérés sur chaque site ? Quels types de contenus a
         t-on avantage à standardiser globalement (par exemple parce qu'ils sont
         utilisés sur différents sites) ? Ceci va permettre de produire des
         règles qui vont servir pour les intégrateurs (code XHTML, XML ou
         applicatif) et pour les gestionnaires de contenus (règles d'écriture et
         de structuration)</para>
        </listitem>
        <listitem>
          <para>Présentation&#160;: l'aspect des sites, leur
         "look &amp; feel". Ceci va permettre de produire la ou les feuilles de
         style pour chaque cas de figure.</para>
        </listitem>
      </itemizedlist>
      <para>On voit tout de suite que la séparation entre contenu et présentation
permet une distinction entre deux territoires&#160;: la gestion de l'image
et la gestion du contenu qui, au lieu d'être mélangées
dans le même gabarit HTML, sont maintenant gérés séparément.
Le responsable "image" peut d'autant plus facilement faire respecter
les feuilles de style "standard" qu'il n'empiète désormais
plus sur le domaine sémantique du responsable de contenus. Si la charte
graphique a été correctement pensée, il devient alors
possible de modifier la présentation par simple modification des règles
de style sans toucher aux contenus (imaginez l'avantage de pouvoir
modifier l'aspect de tous vos sites en ne modifiant qu'un seul fichier
!). De même, l'ajout d'un site particulier non prévu par la charte peut se faire
plus rapidement par l'extension des règles sémantiques et,
seulement si nécessaire, de style.</para>
      <para>Cette méthode demande toujours une bonne volonté partagée par tous les
acteurs. Mais à la longue, elle est moins exigeante sur la durée, car
plus flexible et plus respectueuse des responsabilités de chacun.</para>
    </section>
    <section>
      <title>La gestion de contenu&#160;: création et dissémination</title>
      <para>Grâce aux règles de sémantique décrites dans la nouvelle charte Web
<emphasis>standard</emphasis>, les responsables de contenus peuvent se concentrer
entièrement à leur création et à leur dissémination dans l'entreprise
et au dehors, sans avoir à se préoccuper des différences de
présentation entre ces sites.</para>
      <para>Les standards Web permettent à une entreprise de gérer ses contenus
sous une forme sémantique et
structurée, qui peut être adaptée à son vocabulaire professionnel. La
présentation est gérée séparément, sous forme de feuilles de styles.
Les notions de contenu purement sémantique et de feuilles de styles ne
sont pas forcément évidentes <emphasis>a priori</emphasis> mais ne sont pas
fondamentalement plus complexes que la maîtrise des styles dans Microsoft
Word. Dans la plupart des cas, un simple éditeur visuel XHTML suffira,
ou un système de gestion de contenu basé sur XML gérant des types de
documents spécifiques à l'entreprise. Par exemple, une entreprise peut
vouloir standardiser le format sémantique d'un communiqué de presse en
définissant des éléments comme titre, sous-titre, lieu, date, corps,
contacts, etc.</para>
      <para>Un avantage immédiat est la conservation d'un contenu dans un format
neutre et ouvert. Ce contenu est plus pérenne que s'il était
stocké dans un format propriétaire, ou rendu obsolète
parce que mélangé à une présentation (par exemple,
un changement de logo). L'avantage le plus important est probablement
 l'indépendance par rapport aux canaux de diffusion. Un contenu
neutre du point de vue de sa présentation peut être plus facilement
disséminé à travers les multiples canaux d'une entreprise.
Un communiqué de presse rédigé selon un standard commun à l'entreprise
pourra être diffusé tel quel sur son site externe, un portail
interne, une liste de diffusion par email, un fil de news RSS, etc.
Il devient réellement possible de centraliser un même contenu
et diminuer, voire supprimer les doublons qui sont toujours synonymes
de problèmes,
sans pour autant se limiter en termes de canaux de communication. Bien
au contraire, sur ce dernier point, en adoptant les standards Web,
l'entreprise s'ouvre à un plus grand nombre de canaux existants et à venir
qui sont basés sur ces mêmes standards.</para>
    </section>
    <section>
      <title>La guerre des navigateurs est terminée, vive la guerre des navigateurs !</title>
      <para>Qu'en est-il, justement, parmi ces canaux, des navigateurs ? Par le passé, le
non respect des standards a conduit à une néfaste multiplication des
codes propriétaires dont Microsoft et Netscape ont été à l'origine lors
de leur fameuse "guerre des navigateurs". Longtemps, ces divergences
ont généré d'importants surcoûts pour les entreprises obligées soit de
supporter et donc de tester plusieurs environnements propriétaires,
soit de provoquer une frustration légitime de la part des internautes
dont le navigateur préféré était banni, quand ce n'est pas les deux à
la fois !</para>
      <para>L'apparition d'outils d'édition visuels tels que
Dreamweaver ou GoLive ont en partie réduit le problème mais n'ont fait
que le masquer. Les entreprises n'utilisant pas les standards Web
continuent à s'exposer à ces risques et sont devenues schizophrènes en
supportant plusieurs navigateurs sur leurs sites Internet mais en
simplifiant le problème sur l'intranet par le support exclusif d'un
seul navigateur. Cette schizophrénie est malheureusement fort répandue
et ses conséquences sont largement ignorées par la plupart des
entreprises.</para>
      <para>D'abord, l'entreprise est obligée de maintenir
plusieurs chartes entre l'Internet, l'extranet et l'intranet. La
nécessité de maintenir une cohérence de marque sur tous les sites
(internes comme externes) entraîne alors une augmentation des coûts et
un allongement des délais particulièrement significatifs dans le cas de
transformations (réorganisations, fusions ou partenariats) où le Web
est censé au contraire faciliter et accélérer les choses.</para>
      <para>Ensuite, les services informatiques pensent généralement que
le choix exclusif d'un seul navigateur sur l'intranet les abrite de
tout problème. Du point de vue du directeur informatique il est certes
devenu impératif de n'avoir qu'une seule version de tel ou tel logiciel à supporter.
Mais le choix d'un unique navigateur, lorsqu'il accompagne (ou conforte)
une mono-culture chez les informaticiens, peut enfermer une entreprise
dans une logique propriétaire particulièrement néfaste.</para>
      <para>C'est en effet oublier que l'entreprise s'étend bien au-delà
de ses murs et du confort intellectuel du PC d'entreprise et de son "pack
logiciel" maison. Le télétravail est de plus en plus pratiqué
sur l'ordinateur de la maison, les clients demandent de plus en plus un accès
aux connaissances stockées sur l'intranet de leurs fournisseurs, les
personnels nomades ont de plus en plus souvent besoin d'accéder à l'intranet
à tout moment et depuis n'importe quel endroit et pas seulement avec
les outils maisons &#8212; deux anecdotes vécues par l'auteur de l'article illustrent ce point
:  il lui a été demandé de faire une démonstration d'un site intranet à l'un
 des administrateurs, mais celui-ci ne fonctionnait pas sur l'ordinateur
 disponible à cet instant (un  Mac); Par la suite, appelé au secours à la suite d'un
problème sur l'un des serveurs de l'entreprise alors qu'il était dans une conférence à
l'extérieur, il s'est avéré impossible de relever son courrier en urgence via le Web,
 depuis le cybercafé le plus proche, équipé... d'iMacs.
La faute n'était nullement du côté des navigateurs
disponibles sur Mac OS, mais du codage propriétaire utilisé sur
ces deux sites, tout juste testés dans un seul navigateur sous Windows.</para>
      <para>En outre, ceux qui pensent que la guerre des navigateurs est terminée &#8212;
entendez par là que seul Internet Explorer Windows compte &#8212; se trompent
lourdement. D'une part la suprématie d'un seul navigateur n'est ni
absolue (comme le montre l'engouement extraordinaire des utilisateurs
de Mac pour le nouveau navigateur d'Apple, Safari), ni assurée (les
standards mettent tous les éditeurs sur un pied d'égalité et on n'a
jamais vu autant de <ulink url="http://openweb.eu.org/articles/navigateurs_alternatifs/">navigateurs alternatifs</ulink>
grignoter des parts de marché à Microsoft que maintenant). D'autre part,
l'observation de l'évolution des nouveaux <emphasis>smartphones</emphasis> qui embarquent
de vrais navigateurs Web (comme <ulink url="http://www.opera.com">Opera</ulink>) et de leurs chiffres de ventes
(pour un PC se vendent quatre téléphones portables) indique où sera la
prochaine guerre des navigateurs.</para>
      <para>Les standards Web sont agnostiques vis-à-vis des navigateurs (ou plus précisément des <emphasis>clients</emphasis>
Web) et les éditeurs de logiciels ne peuvent plus les ignorer. En
utilisant ces standards, les créateurs de sites n'ont donc plus à se
préoccuper de tel ou tel navigateur pour offrir à moindre effort des
sites qui sont accessibles par le plus grand nombre de clients présents
ou à venir. La direction de la communication pourra créer une charte
cohérente basée sur une sémantique commune et quelques feuilles de
style pour couvrir l'ensemble des sites Internet, intranet et extranet.
Le directeur informatique pourra continuer à ne supporter qu'un seul
navigateur dans l'entreprise pour maîtriser ses coûts, et tous &#8212;
personnels, clients ou partenaires de l'entreprise &#8212; pourront utiliser
le navigateur de leur choix, pour peu qu'ils soient respectueux des
standards.</para>
      <para>L'ironie de l'histoire est que les standards Web
n'auront pas supprimé les guerres de navigateurs, bien au contraire,
mais ils nous protègent au moins des dommages collatéraux.</para>
    </section>
    <section>
      <title>Qualité du code</title>
      <section>
        <title>Maintenabilité</title>
        <para>La maintenance du code des sites Web d'une entreprise est un
problème bien connu des webmestres et des directeurs informatiques.
Dans un domaine bien plus ancien et bordé comme le développement
logiciel, la maintenabilité du code &#8212; c'est-à-dire le degré de facilité
de sa maintenance dans le temps &#8212; est un facteur critique de succès ou
d'échec. Sur le Web, où les intervenants sont plus nombreux et plus
divers que dans le développement logiciel, les interférences et les
va-et-vient entre les acteurs (design graphique, programmation,
intégration, contenu) provoquent d'autant plus de problèmes lorsque
leurs travaux sont mélangés dans la même page HTML. Le renouvellement
naturel des acteurs pose également un problème lorsque les
précédents ont utilisé des méthodes propriétaires ou personnelles et
non documentées. Lorsque l'entreprise doit modifier ses sites en
profondeur elle est bien souvent amenée à jongler entre deux extrêmes&#160;: 
le statu-quo par manque de ressources (combien d'intranets sont-ils
remplis de sites qui ne sont pas à jour à cause de cela ?) ou le retour
à la case départ où l'on recommence tout pour la n-ième fois (évitons
pudiquement la notion de retour sur investissement et les dépassements
de budget des projets intranet).</para>
        <para>Les langages conformes aux standards Web améliorent la maintenabilité du code grâce à&#160;:</para>
        <itemizedlist>
          <listitem>
            <para>leur standardisation, qui implique une spécification unique et une
   documentation publique</para>
          </listitem>
          <listitem>
            <para>leur validation par des outils également disponibles publiquement (et gratuitement pour la plupart)</para>
          </listitem>
        </itemizedlist>
        <para>Les outils de validation (comme le <ulink url="http://validator.w3.org/">validateur
(X)HTML</ulink> et le <ulink url="http://jigsaw.w3.org/css-validator/">validateur
CSS</ulink> du W3C)
sont une aide précieuse pour les développeurs, qui peuvent
s'en servir à la fois pour apprendre plus rapidement les standards
mais surtout pour améliorer la qualité de leur code &#8212; en
plus de la possibilité pour un client de vérifier la conformité d'un
site qui lui est livré par un prestataire interne ou externe. Ils
contribuent réellement à diminuer les coûts de développement
et de maintenance des sites Web tout en améliorant leur qualité.</para>
      </section>
      <section>
        <title>Concision</title>
        <para>Les sites basés sur les méthodes de design dites de <emphasis>l'ancienne école</emphasis> utilisent
de nombreux tableaux imbriqués et des images invisibles dont le code
est mélangé avec le contenu et donc transmis avec chaque page.
Sur un site conforme aux standards Web, la présentation peut être
transmise une seule fois, sous la forme d'une ou plusieurs feuilles
de style qui sont gardées en mémoire par le navigateur. Le
contenu, débarrassé de la présentation, est codé de
manière
beaucoup plus concise. Le volume de données transmis par le réseau
est donc moindre ce qui a deux avantages immédiats&#160;: les pages apparaissent
plus vite sur les navigateurs et les besoins en bande passante (poste
fort coûteux) diminuent. La concision a aussi un impact positif sur
la qualité du
code, plus facile à maintenir.</para>
        <para>Le gain réel sera différent dans chaque cas, mais il dépend, entre autres, des facteurs suivants&#160;:</para>
        <itemizedlist>
          <listitem>
            <para>l'optimisation
   du code initial. Moins le site initial sera optimisé sur la taille des
   fichiers et le rapport entre son contenu utile et le code lié à sa
   présentation, plus il sera facile de diminuer le poids avec un codage
   standard.</para>
          </listitem>
          <listitem>
            <para>le type de traffic du site. Sur un site dont la
   page d'accueil reçoit 80% du traffic total (la majorité des cas pour
   les sites Internet et les portails), les gains seront moins élevés que
   sur un site qui est consulté plus en profondeur. Ceci est lié au fait
   que la présentation n'est chargée qu'une seule fois avec la première
   page. Une entreprise qui appliquerait une charte graphique commune à
   tous ses sites intranet verrait un gain très significatif en traffic,
   donc une réduction sensible des coûts d'infrastructure réseau. Ceci
   intéresse directement la direction informatique, toujours sous pression
   en termes de coûts !</para>
          </listitem>
        </itemizedlist>
        <para>Si l'on prend le cas de <ulink url="http://msn.espn.go.com/">ESPN</ulink> qui a récemment <ulink url="http://devedge.netscape.com/viewsource/2003/espn-interview/01/">adopté</ulink> 
les standards Web, les gains ont été les suivants&#160;: réduction
de la taille des pages de 50% soit 50 ko, ce qui à raison de 40 millions
de pages vues par jour donne un gain de 2 To/jour, 61 To/mois et 730 To/an.
Prenez vos contrats ISP et télécoms, vos statistiques Web et faites
le calcul pour votre propre situation.</para>
      </section>
      <section>
        <title>Modularité</title>
        <para>La modularité du code est favorisée à la fois par la possibilité
d'utiliser des fichiers inclus pour stocker du code applicatif (javascript)
ou des feuilles de style, et par la place prépondérante réservée
au contenu sémantique une fois détaché de notions de présentation.
Le code peut avoir une organisation logique et facilement lisible, ce qui n'est
pas le cas avec l'utilisation de tableaux. La modularisation permet à
des équipes pluri-disciplinaires avec un minimum de méthode de
mieux travailler ensemble, chacun voyant son domaine d'intervention proprement
délimité avec peu ou pas de danger d'interférence (effets
de bord). La modularisation, parce qu'elle favorise la réutilisation
du code, favorise la dissémination des "bonnes pratiques" et
permet aux équipes de se former plus rapidement.</para>
        <para>Un code plus modulaire et plus concis a également un avantage direct
sur les moteurs de recherche qui n'indexent que le contenu et ont moins de
travail  pour repérer celui-ci lorsqu'il est présenté sous
une forme  sémantique simple. Les moteurs de recherche ayant une importance
capitale  dans un intranet d'entreprise, cet avantage ne passera pas inaperçu.
Combiné à une bonne rédaction du contenu et des hyperliens, c'est surtout le
meilleur moyen d'améliorer le placement d'un site sur les moteurs de recherche
Internet.</para>
      </section>
    </section>
    <section>
      <title>Pérennité</title>
      <para>Les organismes chargés des standards assurent l'ouverture, c'est-à-dire
la publication de toutes les spécifications qui forment les standards
Web sans contrainte de licence ou de copyright. Ils ont également
pour  mission de faire évoluer ces standards en fonction des besoins
de leurs  utilisateurs. Les standards Web, comme tout standard informatique,
favorisent  par ailleurs le développement d'outils conformes à ces
standards.  En cela, ils sont fondamentalement différents des formats
propriétaires
qui sont fermés, évoluent selon le bon vouloir de leur éditeur
et ne sont exploitables que par l'utilisation d'outils propriétaires
dont la disponibilité dans le temps est loin d'être garantie.</para>
      <para>L'utilisation de standards permet donc à l'entreprise d'être indépendante 
de tiers fournisseurs et lui garantit ainsi la pérennité de ses
contenus et de ses applications qu'elle reste libre de faire évoluer
en fonction de ses propres objectifs.</para>
    </section>
  </section>
  <section>
    <title>Conclusion</title>
    <para>Compte tenu des avantages qu'ils apportent
 et de l'évolution des navigateurs, les standards sont la base et l'avenir du Web
 et toutes les entreprises y viendront
tôt ou tard. L'adoption des standards Web dans une entreprise peut demander
des changements plus ou moins importants en fonction de son niveau de préparation,
d'autonomie en matière technologique, de nombre de sites et de la quantité
et la qualité du contenu existant. La façon de procéder
doit être étudiée et adaptée au cas par cas. Dans
la mesure où il n'existe, pour la plupart des entreprises, aucun caractère
d'urgence, il appartient à chacune de se poser la question, au gré
des refontes successives de ses sites, de l'opportunité d'adopter les
standards de manière graduelle. Ce peut être un bon moyen de se
former et de tirer le meilleur parti de ces nouvelles méthodes, en diminuant
les risques d'erreurs et la résistance naturelle au changement par une
bonne connaissance des avantages qu'elle peut espérer en tirer.</para>
    <para>Pour en savoir plus, il existe un grand nombre de ressources gratuites disponibles
sur le Web. <ulink url="http://openweb.eu.org/">OpenWeb</ulink> offre un bon point
de départ, en fonction du profil de chacun. Le W3C fournit quelques conseils
pour <ulink url="http://www.w3.org/QA/2002/07/WebAgency-Requirements">l'achat de
sites Web standards</ulink> auprès d'agences. Le <ulink url="http://webstandards.org/">Web
Standards Projects</ulink> est également une bonne source d'informations.
Enfin, le site DevEdge de Netscape publie sur sa section <ulink url="http://devedge.netscape.com/central/strategy/" lang="en">Strategy
Central</ulink> des études de cas, des présentations et des articles
sur le passage aux standards Web.</para>
    <para>
      <emphasis>François Nonnenmacher est le webmestre du Groupe Cap Gemini Ernst
&amp; Young et l'auteur du weblog <ulink url="http://www.padawan.info/">padawan.info</ulink>
où il peut être contacté.</emphasis>
    </para>
  </section>
</article>
