<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Strict//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-strict.dtd">
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    <title>Openweb.eu.org - Les bénéfices des standards par un graphiste Web</title>
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    <meta name="DC.Identifier" content="interview_ned_baldessin" />
    <meta name="DC.Creator" content="Marc-Aurèle Darche" />
    <meta name="DC.Date.created" scheme="W3CDTF" content="2004-01-15" />
    <meta name="DC.Date.modified" scheme="W3CDTF" content="2004-01-15" />
    <meta name="DC.Subject" content="expert, decideur, xhtml, css" />
  </head>
  <body>
    <h1>Les bénéfices des standards par un graphiste Web</h1>
    <ul>
      <li>
        <strong>Profil :</strong> <a href="/expert/">Expert</a>, <a href="/decideur/">Décideur</a>
      </li>
      <li>
        <strong>Technologie :</strong> <a href="/xhtml/">(X)HTML</a>, <a href="/css/">CSS</a>
      </li>
      <li>
        <strong>Auteur :</strong> Marc-Aurèle Darche</li>
      <li>
        <strong>Mise à jour :</strong> 15/01/2004</li>
    </ul>
    <h2>En bref</h2>
    <p>Ned Baldessin, professionnel du Web, nous présente le point de vue des graphistes sur les différentes technologies qui forment les standards de l'Internet.</p>
    <hr />
    <p>On pourrait croire que les recommandations du
    <a href="http://www.w3.org/" title="The World Wide Web Consortium">W3C</a>,
    la problématique de l'accessibilité et les standards de
    l'Internet en général ne sont pas connus par les graphistes
    Web… On pourrait également être tenté de penser que les
    standards apportent plus aux développeurs qu'ils n'apportent
    aux graphistes…</p>
    <p>Ned Baldessin <a href="mailto:ned-openweb%40idsland.com">ned-openweb@idsland.com</a>,
    professionnel du Web, nous présente le point de vue des
    graphistes sur les différentes technologies qui forment
    les standards de l'Internet.</p>
    <p>Propos recueillis le 16 juillet 2003.</p>
    <dl>
      <dt>
        <strong>Marc-Aurèle Darche —</strong> Pouvez-vous vous présenter et nous décrire votre activité ?</dt>
      <dd>
        <p>
          <strong>Ned Baldessin —</strong> Je suis <a href="http://www.asktog.com/columns/057ItsTimeWeGotRespect.html" title="Explications sur l'origine de ce titre">
            <em>architecte d'interaction</em>
          </a>
      ou, plus simplement, un designer Web.</p>
        <p>Le Web design est une composante importante de mon
      activité, mais ce n'est pas la seule. Dans ce domaine, je
      travaille sur des projets généralement en tant que Web
      designer ou en tant que graphiste. Je m'occupe aussi
      souvent de l'architecture des contenus, mais je peux être
      aussi amené à gérer la conception et la réalisation
      complète de sites Web.</p>
        <p>Ce sont les interfaces graphiques qui m'intéressent
      vraiment. J'en ai réalisé pour des applications avec
      frontal Web, mais j'aimerais aussi pouvoir développer des
      interfaces de clients lourds
      (<acronym>NDLR</acronym> : par opposition
      aux clients légers que sont les navigateurs Web).</p>
      </dd>
      <dt>
        <strong>
          <acronym>M.-A. D.</acronym> —</strong> Quelles sont vos principales réalisations pour le Web ?
      Quelles sont celles dont vous êtes le plus fier, celles que
      vous préférez oublier ?</dt>
      <dd>
        <p>
          <strong>
            <acronym>N. B.</acronym> —</strong> Je travaille sur un grand nombre de projets à la fois
      et pas uniquement pour le Web. Pour certains projets,
      j'interviens sur certains points particuliers uniquement.
      Les projets sur lesquels ma contribution a été majeure
      sont les suivants :</p>
        <table width="100%" border="1" rules="all">
          <thead>
            <tr>
              <th>Date</th>
              <th>Dénomination</th>
            </tr>
          </thead>
          <tbody>
            <tr>
              <td>2002</td>
              <td>Participation à la conception d'un <a href="http://www.mudam.lu/iGalerie">« goodie »
            pour le Musée d'Art Moderne Grand-Duc Jean</a>.
            Développement sur plusieurs intranets de
            collectivités et d'entreprises (<a href="http://www.csfriquet.org/">CSF</a>, ECF, <a href="http://imagine94.com/">Conseil Général du Val
            de Marne</a>, <a href="http://www.idealx.com/">IDEALX</a>, <a href="http://www.vigeo.fr/">Vigeo</a>, etc.).</td>
            </tr>
            <tr>
              <td>2001</td>
              <td>Divers sites Web d'artistes et de labels
            indépendants (Katonoma, Rodolphe Burger, etc.).
            Co-fondation du groupe IDSland, développement de <a href="http://base-design.com/">base-design</a>.</td>
            </tr>
            <tr>
              <td>2000</td>
              <td>Travail d'architecture de l'information de
            sites de startups dont <a href="http://LePublieur.com/">LePublieur.com</a>.</td>
            </tr>
            <tr>
              <td>2000</td>
              <td>CanalSatellite - Travail sur l'interface
            graphique de l'<acronym>EPG</acronym>, et
            de son intégration dans le flux vidéo.</td>
            </tr>
            <tr>
              <td>1999</td>
              <td>UNESCO - Design d'un outil de travail
            collaboratif (interface et fonctions) pour des
            chercheurs disséminés à travers le monde.</td>
            </tr>
          </tbody>
        </table>
        <p>Ceux que je préfère oublier sont déjà oubliés.</p>
      </dd>
      <dt>
        <strong>
          <acronym>M.-A. D.</acronym> —</strong> Quelle(s) formation(s) avez-vous suivie(s) ?</dt>
      <dd>
        <p>
          <strong>
            <acronym>N. B.</acronym> —</strong> Aucune, je suis autodidacte.</p>
      </dd>
      <dt>
        <strong>
          <acronym>M.-A. D.</acronym> —</strong> Quelle(s) formation(s) auriez-vous aimé suivre ?</dt>
      <dd>
        <p>
          <strong>
            <acronym>N. B.</acronym> —</strong> Aucune particulièrement. La meilleure formation pour
      le HTML c'est : regarder la source !</p>
      </dd>
      <dt>
        <strong>
          <acronym>M.-A. D.</acronym> —</strong> Êtes-vous un indépendant ou bien travaillez-vous
      dans une structure avec d'autres collaborateurs ?
      Envisagez-vous de changer cette situation ?</dt>
      <dd>
        <p>
          <strong>
            <acronym>N. B.</acronym> —</strong> Je suis un indépendant, et j'ai co-fondé avec Olivier
      Peyricot, Cédric Scandella et Sylvie Chanchus une structure nommée
      « <a href="http://idsland.com/" title="IDSLand design group">IDSLand</a> ». C'est un
      groupement d'indépendants, graphistes, designers,
      illustrateurs, qui s'est formé autour d'idées communes.
      Nous avons une approche transversale du design, qui
      couvre les produits, le graphisme, les interfaces
      numériques, à travers une méthode de <em>design de
      contenu</em>. Ce label est destiné à devenir, à terme,
      une entreprise. En ce qui concerne le site, lancé en
      2001, autant le dire tout de suite, il est en pleine
      refonte.</p>
      </dd>
      <dt>
        <strong>
          <acronym>M.-A. D.</acronym> —</strong> Quelles sont les techniques de réalisation de sites
      Web que vous trouvez les moins productives ? Quelles sont
      les mauvaises pratiques à éviter selon vous ?</dt>
      <dd>
        <p>
          <strong>
            <acronym>N. B.</acronym> —</strong> La principale difficulté vient de la collaboration
      efficace entre les membres de l'équipe : client,
      <acronym>DA</acronym>, Web
      designer, développeur, etc. Pour pouvoir communiquer son
      travail aux autres, il faut s'entendre sur des méthodes
      et des standards.</p>
        <p>Pour les mauvaises pratiques, quelques exemples :</p>
        <ul>
          <li>Concevoir la maquette du site calée au pixel près.
          C'est une vision exportée du monde de l'édition, qui
          se fait, heureusement, de plus en plus rare. Un site
          doit prendre en compte un grand nombre d'inconnues
          concernant les capacités de rendu pour l'utilisateur
          final. Idéalement, il faut que le site puisse être
          compréhensible par un malvoyant utilisant Opera sous
          BeOS, qui aurait désactivé JavaScript, et qui
          n'aurait pas le plugin Flash.</li>
          <li>Produire de la « tag-soup ». La
          « tag-soup » c'était le HTML
          d'avant-hier : le positionnement géré par des
          tableaux imbriqués 5 ou 6 fois, remplis de
          « spacer.gif ». Parce que ces techniques
          sont bien connues, on pense aller plus vite en les
          utilisant. En réalité on perd plus de temps qu'on en
          gagne dès qu'il faut morceler une maquette pour
          l'intégrer dans un <acronym>CMS</acronym>, la
          maintenir ou la refondre. Il semble qu'en moyenne la
          durée de vie d'une structure de site soit d'environ
          deux ans, donc ce ne sont pas des considérations
          superflues.</li>
        </ul>
      </dd>
      <dt>
        <strong>
          <acronym>M.-A. D.</acronym> —</strong> Utilisez-vous les standards du Web pour vos
      réalisations ?</dt>
      <dd>
        <p>
          <strong>
            <acronym>N. B.</acronym> —</strong> Les graphistes adoptent des fonctionnalités, pas des
      standards. En ce qui me concerne, mon utilisation des
      standards du Web se limite à leur implémentation dans les
      navigateurs.</p>
        <p>Les standards ont commencé à être intéressants pour
      les graphistes le jour où les standards ont apporté de
      nouvelles possibilités, en fait le jour où nous avons pu
      commencer à utiliser les <a href="http://www.w3.org/Style/CSS/">CSS</a>.</p>
        <p>Tout a commencé en 1999 je crois, avec la propriété
      <code>text-decoration: none;</code> et le sélecteur
      <code>a:hover</code> ! Et puis il y a eu le bond en
      avant avec l'utilisation de la propriété
      <code>line-height</code>, ainsi que la possibilité
      d'avoir des fonds de pages qui ne se répétaient pas
      (<acronym>NDR</acronym> : <code>background: url("image.png")
      no-repeat;</code>).</p>
        <p>Du point de vue des Web designers, il y a deux
      « standards » : d'une part les spécifications
      émises par le W3C, et d'autre part leurs implémentations
      parfois divergentes dans les navigateurs.</p>
      </dd>
      <dt>
        <strong>
          <acronym>M.-A. D.</acronym> —</strong> Que vous apporte l'utilisation des standards ?
      Quelles technologies préférez-vous ?</dt>
      <dd>
        <p>
          <strong>
            <acronym>N. B.</acronym> —</strong> De façon très pragmatique les standards, comme les
      CSS, offrent des possibilités qui étaient impossibles à
      réaliser auparavant, par exemple dans les domaines du
      positionnement, de la précision des typos, de la gestion
      des listes, du contrôle de l'impression.</p>
        <p>Mais le gros avantage de l'utilisation des standards
      c'est que cela permet d'autres méthodes de travail :
      il est maintenant beaucoup plus facile de travailler en
      groupe. En séparant la structure (en XHTML), de la
      présentation (en CSS) et de l'interactivité (en
      JavaScript), on peut apporter de multiples petites
      modifications très facilement. Cela permet de décomposer
      la complexité, et d'éviter que les gens se marchent sur
      les pieds. Il m'arrive de travailler une journée entière
      en me concentrant uniquement sur un fichier de CSS, sans
      jamais avoir à toucher au code HTML. Produire du HTML dit
      « sémantique », c'est-à-dire avec des balises
      qui décrivent le type de contenu qu'ils contiennent
      (&lt;h1&gt; pour un titre, &lt;blockquote&gt; pour une
      citation, etc.), permet un grand confort de lecture :
      quelqu'un qui regarde le code pour la première fois va
      comprendre très rapidement comment la page est
      construite, ce qui n'est pas le cas avec de multiples
      tableaux imbriqués. Donc il y a réel avantage pour la
      maintenance et, plus tard, la refonte.</p>
        <p>Je me souviens d'une démo avec des clients où j'ai pu
      apporter plusieurs modifications assez radicales qu'ils
      suggéraient directement, sans attendre, et sous leurs
      yeux. Cette flexibilité est tout simplement impossible à
      obtenir avec des mises en page basées sur des tableaux où
      la présentation est mêlée au HTML.</p>
        <p>Aussi, utiliser les standards c'est également être
      indépendant d'un outil. On n'oblige plus toute une équipe
      à travailler avec les mêmes logiciels.</p>
      </dd>
      <dt>
        <strong>
          <acronym>M.-A. D.</acronym> —</strong> Avez-vous rencontré des difficultés pour convaincre
      vos clients d'accepter certaines limitations pour, en
      contrepartie, tirer avantage des CSS ?</dt>
      <dd>
        <p>
          <strong>
            <acronym>N. B.</acronym> —</strong> Les maquettes en HTML/CSS pur ont commencé à être
      utilisées massivement justement à partir du moment où
      elles ne constituaient plus une limitation par rapport
      aux tableaux. Je n'ai encore jamais eu de clients qui aient
      acheté un projet sur une base de l'utilisation des
      standards. Le point de négociation porte sur les
      navigateurs qui sont supportés et ceux qui ne le sont
      pas. Le client fait confiance et attend que lui soit
      livré un travail de bonne qualité. Mais le client n'a
      généralement aucune idée de ce que sont les standards du
      Web, et par conséquent ne vérifie pas la validité de ce
      qu'il achète. C'est dommage.</p>
      </dd>
      <dt>
        <strong>
          <acronym>M.-A. D.</acronym> —</strong> Vous êtes sûrement amené à travailler en équipe avec
      des développeurs applicatifs et d'autres graphistes.
      Pouvez-vous nous décrire comment se déroulent ces
      collaborations ? Dans ces cas comment synchronisez-vous
      vos actions ?</dt>
      <dd>
        <p>
          <strong>
            <acronym>N. B.</acronym> —</strong> La taille de l'équipe varie en fonction du projet,
      mais on retrouve toujours certaines étapes :</p>
        <ul>
          <li>le design du contenu, qui définit la ligne
          éditoriale, les grandes fonctionnalités et les
          intentions générales du site ;</li>
          <li>l'architecture de l'information, où l'on décide
          comment sont agencés les contenus, comment
          l'utilisateur va naviguer, etc. ;</li>
          <li>la création graphique et multimédia, où une
          maquette (interactive) est validée ;</li>
          <li>la phase de production à proprement dit, où on
          intègre les contenu en HTML et/ou en Flash, et où on
          développe les applications côté serveur.</li>
        </ul>
        <p>C'est important de faire des choix en amont sur les
      capacités de l'utilisateur final (quel public, quels
      navigateurs, quelles plates-formes, quelle bande
      passante, quels plugins, etc.). C'est la responsabilité
      de chacun de fournir aux autres des données facilement
      utilisables : le graphiste va fournir toutes les images
      et typos nécessaires à l'intégrateur HTML, qui va fournir
      une page HTML monolithique propre et lisible au
      développeur pour en faire un template, etc. Lorsque l'on
      fait du développement Flash, il faut se mettre d'accord
      sur les interactions entre le client Flash et les
      applicatifs (transferts XML, remoting, etc.). Et on
      utilise les mêmes méthodes de communication que tout le
      monde : réunions, calendriers, emails, chats IM ou
      IRC.</p>
      </dd>
      <dt>
        <strong>
          <acronym>M.-A. D.</acronym> —</strong> Quels sont vos formats graphiques de prédilection et
      quelle est votre façon de procéder par rapport aux très
      nombreux formats graphiques en général ?</dt>
      <dd>
        <p>
          <strong>
            <acronym>N. B.</acronym> —</strong> Avant de parler de formats graphiques de prédilection,
      il faut bien être conscient que dans le développement
      d'un site il y a 3 types de fichiers utilisés :</p>
        <ul>
          <li>Les fichiers de travail. Ils sont dans des formats
          natifs dépendant des applications utilisées.</li>
          <li>Les fichiers d'échange pour la communication entre
          les différents collaborateurs. Pour cela on utilise
          des formats interopérables comme les formats PDF,
          JPEG, etc.</li>
          <li>
            <p>Les formats utilisés pour le produit final. On
          trouve alors :</p>
            <ul>
              <li>JPEG</li>
              <li>GIF, que l'on remplace parfois par du PNG, mais
              l'export PNG de Photoshop n'est pas du tout top au
              niveau de la compression.</li>
              <li>Flash (qui est demandé pour beaucoup de
              projets). Quand on choisit de faire du Flash, on
              sait qu'on fait des sacrifices, mais c'est pour
              avoir d'autres avantages.</li>
              <li>Pour les formats audio ou vidéo, on en propose
              généralement 2 parmi les 4 plus courants : mp3/mpg,
              Real, QuickTime ou WindowsMedia.</li>
            </ul>
          </li>
        </ul>
      </dd>
      <dt>
        <strong>
          <acronym>M.-A. D.</acronym> —</strong> Connaissez-vous SVG ? Si oui pensez-vous que le trio
      SVG / SMIL / ECMAScript pourra permettre de faire des
      choses aussi poussées que Flash ?</dt>
      <dd>
        <p>
          <strong>
            <acronym>N. B.</acronym> —</strong> Oui je connais ECMAScript et SVG. Pour le SVG, je
      trouve le plugin d'Adobe plutôt lourd et instable. SMIL
      je ne connais qu'un peu. Encore une fois c'est
      l'implémentation de telle ou telle technologie qui nous
      préoccupe. Si l'implémentation dans les navigateurs est
      mauvaise ou inexistante, c'est forcément moins
      intéressant. C'est le cas du SVG.</p>
      </dd>
      <dt>
        <strong>
          <acronym>M.-A. D.</acronym> —</strong> Quels programmes et quel(s) système(s) d'exploitation
      utilisez-vous pour votre travail ? Ressentez-vous un
      manque par rapport aux outils existants ?</dt>
      <dd>
        <p>
          <strong>
            <acronym>N. B.</acronym> —</strong> J'utilise des Mac depuis toujours. Depuis fin 2002 ma
      plate-forme de travail de base est Mac OS X. Au bureau,
      j'ai également un serveur GNU/Linux qui fait tourner mes
      sites en PHP. J'utilise enfin Windows XP dans un
      émulateur pour effectuer des tests de compatibilité avec
      MSIE.</p>
        <p>Pour ce qui est des autres outils, j'utilise
      Photoshop, Illustrator, parfois Fireworks et Flash, puis
      un éditeur de texte (BBedit) et CVS par le biais d'une
      interface graphique. J'utilise aussi une flopée de
      <em>
            <a href="http://www.pixy.cz/blog/favelets/">bookmarklets</a>
          </em>
      et de <em>
            <a href="http://devedge.netscape.com/toolbox/sidebars/">sidebar tabs</a>
          </em>
      dans mes navigateurs, surtout pour le débogage.</p>
        <p>Je n'utilise plus Golive depuis la version 3, et j'ai
      même laissé tomber Dreamweaver parce qu'il ne m'a rien
      apporté quand je me suis mis aux CSS. Il semble que pour
      la version MX 2004 les choses soient améliorées, mais
      cela ne dispense en rien la connaissance du langage.</p>
      </dd>
      <dt>
        <strong>
          <acronym>M.-A. D.</acronym> —</strong> Quel(s) navigateur(s) Web préférez-vous et pourquoi ?</dt>
      <dd>
        <p>
          <strong>
            <acronym>N. B.</acronym> —</strong> Pour travailler, c'est
      <a href="http://www.mozilla.org">Mozilla</a>. C'est le
      navigateur qui respecte le plus grand nombre de
      standards. C'est la référence, particulièrement pour les
      CSS. Et puis sa console JavaScript est très, très pratique
      pour les développeurs. Il y a également le visualisateur
      DOM qui permet de déboguer les CSS en montrant quels sont
      les styles de chaque élément de la page. J'oubliais
      « Venkman », le débogueur JavaScript, qui doit
      être très utile, mais il ne paraît pas facile à utiliser.
      Tu sais l'utiliser toi ?</p>
        <p>J'utilise également Safari qui tire parti de
      l'interface graphique native de Mac OS X. Il est rapide
      et forcément très bien intégré à l'ergonomie du Mac.
      Safari est très agréable à utiliser, même s'il n'est pas
      aussi évolué que Mozilla au niveau du support des
      CSS.</p>
        <p>Bien entendu, j'ai toute une palette d'autres
      navigateurs qui me servent à tester : Opera, IE,
      Lynx, etc.</p>
      </dd>
      <dt>
        <strong>
          <acronym>M.-A. D.</acronym> —</strong> Quelles sont les ressources en ligne que vous
      consultez lorsque vous travaillez sur un projet ?</dt>
      <dd>
        <p>
          <strong>
            <acronym>N. B.</acronym> —</strong> J'utilise les ressources de l'Internet en permanence,
      des newsgroups, des listes de diffusion et des channels
      IRC :</p>
        <ul>
          <li>newsgroup CSS <a href="news://comp.infosystems.www.authoring.stylesheets">CIWAS</a>
          </li>
          <li>listes de diffusion : <a href="http://css-discuss.org">CSS-discuss</a>, <a href="http://chattyfig.figleaf.com/">FlashCoders</a>,
          <a href="http://lists.evolt.org/">TheList
          d'Evolt.org</a>.</li>
          <li>canaux IRC #web sur freenode.org ou #javascript
          sur undernet.</li>
        </ul>
        <p>Même si la question porte sur les ressources en ligne,
      il faut aussi que je mentionne le livre <a href="http://meyerweb.com/eric/books/css-progref/">Cascading
      Style Sheets 2.0 Programmer's Reference</a> de Eric Meyer
      qui m'est toujours indispensable.</p>
        <p>Pour le HTML je consulte généralement directement les
      spécifications sur le site du W3C sur des points très
      précis de sémantique en fonction d'un DOCTYPE
      particulier.</p>
      </dd>
      <dt>
        <strong>
          <acronym>M.-A. D.</acronym> —</strong> Si je vous dis « validation » ?</dt>
      <dd>
        <p>
          <strong>
            <acronym>N. B.</acronym> —</strong> Je valide l'ensemble de mes pages (X)HTML et de mes
      fichiers CSS lorsque je termine un projet. Pour cela
      j'utilise le
      <a href="http://validator.w3.org/">validateur HTML</a> et le
      <a href="http://jigsaw.w3.org/css-validator/">validateur
      CSS</a> du W3C. Il arrive de moins en moins que je parte
      dans une réalisation en sachant pertinemment que le
      résultat final ne sera pas valide. Donc l'étape de la
      validation et des corrections éventuelles ne me prend pas
      beaucoup de temps. Dès que tu connais les règles pour
      chaque DOCTYPE, tu n'as plus besoin de valider au fur et
      à mesure.</p>
      </dd>
      <dt>
        <strong>
          <acronym>M.-A. D.</acronym> —</strong> Si je vous dis « accessibilité » ?</dt>
      <dd>
        <p>
          <strong>
            <acronym>N. B.</acronym> —</strong> C'est une préoccupation grandissante à la fois parce
      que c'est une exigence de plus en plus forte pour les
      services publics, au sens large, aux États-Unis et en
      Europe, et aussi parce que cela donne la satisfaction de
      réaliser un travail de qualité. À ce jour, je n'ai pas
      encore eu de demande explicite dans ce sens de la part de
      clients, mais cela ne m'empêche pas de réaliser des
      créations accessibles ou le plus accessible possible.
      La voie entre le 100% accessible et la conception
      graphique est tout de même assez difficile…</p>
      </dd>
      <dt>
        <strong>
          <acronym>M.-A. D.</acronym> —</strong> Si je vous dis « interopérabilité » ?</dt>
      <dd>
        <p>
          <strong>
            <acronym>N. B.</acronym> —</strong> Je ne suis pas sûr de connaître la définition exacte
      de ce qu'est l'interopérabilité, alors j'interprète ça
      comme le fait pour une réalisation d'être
      « trans-plate-forme ». Dans ce cas, c'est faire
      des contenus qui puissent être utilisés et échangés sur
      et entre n'importe quelle machine. Ça peut être obtenu
      par l'utilisation de formats standards. Il y a aussi la
      notion de pouvoir garder des données et de les faire
      ensuite facilement évoluer. Par exemple travailler avec
      du XHTML Strict, c'est travailler avec un format
      standard, et c'est surtout travailler uniquement au
      niveau sémantique. Travailler au niveau sémantique est
      une très bonne manière de s'assurer que l'information
      pourra facilement être récupérée et exploitée plusieurs
      années après.</p>
        <p>Le XML est un bon format standard d'échange de
      fichiers. XML c'est à la base de RDF, RSS, etc. Tout le
      monde a bien intégré qu'il fallait utiliser XML, et quand
      on fait du XHTML, on fait du XML !</p>
      </dd>
      <dt>
        <strong>
          <acronym>M.-A. D.</acronym> —</strong> Les standards, vous les avez connus comment ?</dt>
      <dd>
        <p>
          <strong>
            <acronym>N. B.</acronym> —</strong> Pour moi il y a eu une coupure brutale en 2001. Je me
      suis senti submergé par la masse des bugs, des balises
      propriétaires, et des fonctions JavaScript spécifiques.
      J'avais l'impression de marcher sur un terrain miné.
      Soudainement j'ai décidé qu'écrire une même page en
      double (une version pour Netscape 4.x, une pour IE4.x, le
      tout ficelé avec du JavaScript) n'était plus acceptable,
      que ce n'était pas une bonne méthode de travail. Les
      standards offraient une alternative : concevoir des
      pages selon des règles abstraites, connues de tous,
      précises, inaltérables. Avec la perspective à long terme
      que ceux qui conçoivent les navigateurs adoptent
      également ces règles.</p>
        <p>Le bond conceptuel, ça a été le jour où j'ai compris
      que le HTML voulait dire vraiment quelque chose !
      J'ai alors compris que &lt;h1&gt; avait une valeur
      sémantique, que cela signifiait « titre » et
      non pas « Times 20pt bold » !</p>
        <p>Les standards m'ont permis de quitter cette voie dans
      un mouvement qu'on pourrait décrire comme :
      « halte au bidouillage ». Utiliser les
      standards c'est mettre tout à plat, comprendre ce que
      l'on fait en suivant des règles définies. Au début, on
      découvre tout ce que les standards, comme les CSS,
      définissent comme possibilités ; on se sent très
      enthousiaste. Et puis on se calme vite lorsqu'on
      s'aperçoit qu'en fait, on est limité par l'implémentation
      des standards au niveau des navigateurs. Les navigateurs
      n'implémentent pas toute la spec CSS2, et parfois pas
      même CSS1. Ensuite certains navigateurs comme MSIE
      implémentent mal certaines parties des spécifications (le
      box-model dans IE 5 par exemple). De temps en temps il
      faut encore avoir recours à quelques « hacks »
      spécifiques à MSIE 5.5, MSIE 6.0, MSIE Mac 5.0 ou encore
      Opera pour contourner leurs limitations. Mais j'essaie de
      résister.</p>
      </dd>
      <dt>
        <strong>
          <acronym>M.-A. D.</acronym> —</strong> Comment faut-il procéder à votre avis pour que les
      graphistes / designers de sites Web pensent aux
      termes « standards », « accessibilité » et
      « interopérabilité » en réalisant un nouveau
      projet ? Comment les informer ?</dt>
      <dd>
        <p>
          <strong>
            <acronym>N. B.</acronym> —</strong> Il faut qu'ils comprennent que produire des sites
      selon des standards, c'est plus facile et à la longue
      plus rapide. Il faut qu'ils comprennent que cela
      permettra à d'autres d'utiliser et de faire perdurer leur
      travail lors d'une prochaine refonte. Pour ce qui est de
      l'accessibilité, c'est un acte de civisme normal, qui
      devrait être inscrit dans la charte déontologique des Web
      designers (s'il en existait une).</p>
        <p>Il faut enfin dire aux graphistes que le meilleur est
      à venir, que CSS3 va nous apporter des blocs aux coins
      arrondis et les cadres ombrés, et surtout le
      multicolonnage et les typos téléchargeables. J'attends
      ça depuis 1997 !</p>
      </dd>
      <dt>
        <strong>
          <acronym>M.-A. D.</acronym> —</strong> Quelles autres questions auriez-vous souhaité que l'on
      vous pose ?</dt>
      <dd>
        <p>
          <strong>
            <acronym>N. B.</acronym> —</strong> Par exemple, j'aurais bien voulu que nous discutions
      du travail de David Hyatt qui est passé de l'équipe de
      développement de Mozilla à celle de Safari chez Apple.
      J'ai suivi avec grand intérêt cet hiver
      <a href="http://weblogs.mozillazine.org/hyatt/">son blog</a>.
      C'est très amusant de le voir trembler à l'idée
      d'avoir à implémenter la directive <code>overflow:
      auto</code>; on se sent moins seul dans nos
      galères !</p>
      </dd>
    </dl>
  </body>
</html>
